Juillet 2019 : Justice au cœur

Q : D’où vient le nom de votre association ?

: « Justice au Cœur » a été créée il y a 31 ans au Lycée français Charles de Gaulle par une enseignante. Le premier partenaire de « Justice au Cœur » au Lycée a été ATD Quart-Monde et c’est dans un discours prononcé aux Pays-Bas en 1986 par le fondateur d’ATD que l’on retrouve l’expression « Justice au Cœur ».
L’association est enregistrée comme « charity » depuis 2018. Elle compte 4 trustees : Mesdames Alexis, Derrien et Lockwood et Monsieur Le Barbanchon. Tous les quatre sont enseignants au Lycée.
 
Q : Que signifie pour vous  l’expression « Justice au Cœur » ?

R : Vous savez, la grande pauvreté est un déni de tous les droits de l’Homme, qu’ils soient économiques, sociaux, politiques ou culturels.
Nous pensons, comme ATD Quart-Monde d’ailleurs, que la première injustice, celle qui doit, la première, s’arrêter, est l’injustice du cœur. Cette plus terrible des injustices qui fait qu’un homme puisse se croire supérieur à un autre homme, se croire en droit de le mépriser. De grands progrès, c’est indéniable, ont été faits par nos  pays en matière de législation au sujet de ces questions d’exclusion mais, vous le savez bien, les Droits de l’Homme sont une affaire de cœur, de civilisation.
 
Q : Comment « Justice au Cœur » est-elle intégrée au Lycée Charles de Gaulle ?

R : Comme je vous l’ai dit, c’est une association encadrée par des enseignant.e.s et son but est clairement pédagogique. Les élèves bénéficient des actions de « Justice au Cœur » dès le Collège par le biais d’organisations d’événements tels que le Bal masqué des classes de Sixième et de Cinquième (cela touche environ 300 collégien.ne.s) ou le Bazar de Noël. Ils peuvent ensuite devenir membres de « Justice au Cœur » en Seconde ; Première ; Terminale. Ils sont dès lors acteurs des projets et sont initiés à la gestion de projets en partenariat avec les associations caritatives partenaires : ATD Quart-Monde, Le Dispensaire Français, Pour un Sourire d’Enfant, Edu’Kenya, Enfants du Mékong, Humanity and Inclusion, Toynbee Hall, Action contre la Faim, etc.
 
Q : Quel est l’aspect sur lequel vous souhaiteriez insister à propos du « modèle » Justice au Cœur ?

R : Il y en a plusieurs ! En bref, on pourrait retenir :

  •  le parcours éducatif particulièrement intégré à la scolarité des élèves au Lycée et au-delà
  • une transversalité des approches (économiques, culturelles, sociales, internationales) et une initiation au travail en équipe et à la gestion de projet (de la théorie à la pratique / esprit de la « main à la pâte », programme pédagogique développé par des Prix Nobel en sciences)
  • un apprentissage de l’autonomie et un éveil de l’esprit critique par rapport notamment aux questions liées aux inégalités
  • une animation de toute la communauté du Lycée avec un calendrier d’actions
  • un esprit « Justice au Cœur » : il faut donner pour recevoir et savoir écouter pour agir.

 
Q : Quels sont vos projets pour la rentrée 2019 ?

R : Continuer à mériter la confiance des élèves qui s’inscrivent chaque année plus nombreux (environ une soixantaine) et les accompagner même lorsqu’ils sont partis. Nous voyons en effet depuis quelques années revenir des anciens membres de « Justice au Cœur » qui sont désormais à l’Université et continuent à s’engager grâce aux associations que nous leur avions présentées.
Nous sommes également ravis de participer le 17 octobre prochain, avec un laboratoire de l’Université d’Oxford qui a travaillé sur l’établissement de nouveaux indicateurs pour « mesurer » la pauvreté, à la Journée Internationale du Refus de la Misère.

Tenir le cap des projets toujours plus novateurs suggérés par nos élèves comme l’ « art auction » imaginée par une élève de Première, Victoire Rambosson, que nous avons accompagnée avec enthousiasme et sans compter notre temps : cette vente aux enchères a eu lieu le 9 mai dernier au Lycée français Charles de Gaulle et a permis de réunir des fonds pour ATD Quart-Monde. Nous avons un peu l’esprit start-up, vous savez !

Nous serons bien évidemment présents le samedi 12 octobre à Baden-Powell House pour le Salon des associations françaises en Grande-Bretagne.

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