FAFGB Newsletter – Octobre 2020

L’actualité des associations françaises de Grande-Bretagne


L’édito
 
Chères toutes, chers tous,
 
Certains d’entre vous se souviendront qu’à la même époque l’année dernière, nous nous préparions pour le Salon des Associations, au cours duquel 37 associations avaient pu échanger avec le public et les représentants de la communauté française présents à Baden-Powell House.
 
Un an après, le contexte sanitaire (avec la crise du – ou de la – Covid) et politique (avec le Brexit qui approche) a changé, et il faut donc nous adapter.
 
Cela signifie sans doute plusieurs choses.
 
Tout d’abord, sécuriser notre situation présente et garantir nos droits. Aussi nous ne pouvons que vous encourager à suivre le grand travail d’information mené par le Consulat pour apporter des réponses aux questions relatives au settled status et à la liberté de circulation. Le dernier kit d’information préparé par le Consulat est en cours de diffusion, et une partie est accessible à partir du lien suivant. N’hésitez surtout pas à diffuser l’information autour de vous.
 
Ensuite, continuer à regarder vers l’avenir,  et continuer à faire des projets ensemble. C’est la raison pour laquelle la Fédération relance sa série d’Ateliers, dont le premier portera sur le programme de Soutien au Tissu Associatif des Français à l’Etranger (STAFE). Comme vous le savez, ce programme permet aux associations de français établis à l’étranger d’obtenir, sous certaines conditions, un soutien financier pour mener à bien leurs projets. Les dossiers pour effectuer une demande de subvention devront être retirés d’ici le 30 octobre et retournés remplis au Consulat le 6 novembre.
 
Notre Atelier « STAFE » se tiendra, via Zoom, jeudi prochain (15 octobre) à partir de 18h. Il sera animé par Monsieur le Consul Général Guillaume Bazard ou un membre de son équipe, et sera suivi d’un pot « en ligne » pour discuter et échanger de façon plus informelle. Nous diffuserons les codes d’accès très prochainement. Nous espérons vous y voir nombreux.
 
D’ici là, take care and stay safe,
 
Bonne lecture,
  
Au nom de l’équipe,
 
Jean-François
 
 
Jean-François Le Gal
Président
 
Brigitte Williams
Roch Miambanzila
Marie Redron
Julia Laplane
Victor Cossec
Membres du Comité

 

 


 
Les Ateliers de la Fédé

La Fédération reprend son programme d’Ateliers, qui se tiendront via Zoom.

Comme évoqué ci-dessus, notre Atelier « STAFE » se tiendra jeudi 15 octobre 2020 à partir de 18h et sera animé par Monsieur le Consul Général Guillaume Bazard ou un membre de son équipe.

Un Atelier « Médias » puis un Atelier « Networking » suivront d’ici la fin de l’année.

Le Coup de Projecteur
 
Le Coup de Projecteur ce mois-ci portera sur le Dispensaire Français – Société Française de Bienfaisance. Nous avons pu échanger avec Cécile d’Angelin, sa présidente, et Laure Daya, sa directrice, qui ont bien voulu nous présenter les nombreuses activités portées par cette institution quasi-bicentenaire.
 
Q. Pouvez-vous nous présenter brièvement l’histoire de l’institution ?
 
R. (Cécile) La Société Française de Bienfaisance et le Dispensaire Français ont été fondés au cours du XIXème siècle.
 
La première a été fondée en 1842 par le comte d’Orsay, personnage excentrique et coqueluche de la haute société anglaise de l’époque, afin d’apporter une aide matérielle et financière aux réfugiés français arrivant au Royaume-Uni.
 
L’histoire du Dispensaire Français remonte quant à elle à 1867, lorsqu’un hôpital français, plus tard doublé d’un dispensaire, ouvre ses portes sur Shaftesbury Avenue, dans le quartier de Soho. Le financement est assuré sous la forme de souscriptions provenant aussi bien du domaine privé que public, français, anglais ou étranger. La reine Victoria en est la première présidente. Les médecins qui officient, anglais et francophones, travaillent bénévolement. La comédienne Sarah Bernhardt y sera soignée en 1879.
 
Ces deux institutions ont traversé le XXème siècle avant de réunir leur savoir-faire et leurs ressources au sein d’une administration commune il y a quelques années.
 
Q. Comment définiriez-vous le rôle du Dispensaire Français – Société Française de Bienfaisance aujourd’hui ?
 
R. (Laure) Il est difficile de résumer l’ensemble de nos tâches en quelques mots, mais si nous devions nous prêter à cet exercice, je dirais que notre mission est de venir en aide, par un soutien médical et/ou social approprié, aux Français et francophones qui se trouvent dans le besoin au Royaume-Uni.
 
Q. Qui compose l’équipe ?
 

R. (Cécile) Nous disposons d’une équipe permanente de quatre personnes en charge d’accueillir les patients, les orienter et assurer le fonctionnement quotidien. Outre Laure Daya, directrice, cette équipe comprend Magali Chabrelie, directrice adjointe, Marie Charles, responsable administrative, et Abigail Izon, infirmière.
 
Laure, Magali, Marie et Abigail sont entourées de médecins généralistes et spécialistes, ainsi que d’autres professionnels de santé (ostéopathie, kinésithérapie, psychologie, psychomotricité, nutrition, orthophonie), tous francophones, qui exercent à titre bénévole en fonction de leurs disponibilités. Elles disposent également du soutien de notre comité social, composé d’une équipe de bénévoles qui rendent visite aux personnes âgées et isolées ou animent des clubs. Enfin, elles peuvent s’appuyer sur 14 Trustees en charge de guider et superviser l’activité (le bon fonctionnement) du Dispensaire.
 
Nous ne pouvons hélas pas citer ici tous les bénévoles (leurs noms figurent sur notre site Internet : 
www.df-sfb.org.uk), mais je tiens à leur adresser mes remerciements les plus sincères pour leur soutien.
 
Q. Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur votre activité ?
 
R. (Laure) Le Dispensaire a continué de fonctionner pendant le confinement. Nous avons adapté rapidement notre organisation afin de pouvoir veiller sur les personnes les plus vulnérables et les plus isolées en les contactant très régulièrement et en faisant leurs courses.
 
Notre équipe de médecins a mis en place un service de téléconsultations. Et nos psychologues sont parvenus à assurer l’intégralité des suivis nécessaires. L’aide sociale du Dispensaire a, quant à elle, été particulièrement soutenue : nous avons dû offrir davantage de nuitées en auberge et davantage de bons d’achat de nourriture. Nous nous sommes attachés à donner le temps d’écoute nécessaire aux personnes en difficulté afin de les aider à trouver les moyens de se sortir de leur situation précaire.
 
Q. Et depuis la fin du confinement ?
 
R. (Laure) Tous nos médecins et professionnels de santé ont répondu présents pour reprendre leur activité bénévole dès le mois de juin, en personne ou à distance selon les cas. Nous avons été alors moins sollicités sur des questions purement médicales, mais appelés à intervenir quotidiennement sur un certain nombre de cas graves sur le plan social. Depuis septembre, nous essayons de reprendre l’activité le plus normalement possible avec des consultations en personne pour ceux qui n’ont pas de symptômes grippaux, mais nous offrons aussi la possibilité de téléconsultations pour ceux qui habitent loin ou qui pourraient être malades du Covid-19.
 
Q. Comment avez-vous fait face financièrement pendant cette période ?
 
R. (Cécile) Cette période a bien évidemment été source de difficultés. En effet, nous n’avons pas pu organiser d’évènements de collecte de fonds alors que le financement du Dispensaire repose essentiellement sur des sponsors et dons privés. 
 
Q. Si vous deviez citer une initiative récente du Dispensaire, quelle est celle que vous souhaiteriez tout particulièrement mettre en lumière ?
 
R. (Laure) Le choix est évidemment difficile, mais je citerais notre Espace Santé Jeunes, créé l’année dernière, qui a pour objet de venir en aide aux jeunes de 13 à 25 ans en leur apportant une écoute et des conseils sur les sujets susceptibles de toucher plus particulièrement cette génération (harcèlement, mal-être, nutrition, sexualité, entre autres). Nous avons mis en place une permanence tous les vendredis de 12 heures à 15 heures. Actuellement, cette permanence est organisée par notre équipe de psychologues. Elle a lieu dans les locaux du Dispensaire, situés dans le quartier d’Hammersmith, sur rendez-vous compte tenu du contexte sanitaire. Un soutien aux étudiants qui doivent s’isoler est proposé, avec la possibilité d’une téléconsultation avec un médecin ou un psychologue.
 

 

Le Plus 

Comme évoqué au sein de notre édito ci-dessus, et comme détaillé dans la présentation préparée par les services du Consulat, accessible à partir du lien suivant, vous trouverez toutes les informations concernant l’accord de retrait et les droits des ressortissants européens dans le cadre de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sur les sites internet et comptes Twitter ci-dessous :
–          le site internet du consulat de France à Londres , son compte Twitter @ConsulFranceUK et sa Newsletter
–          le site internet de la Délégation de l’Union Européenne au Royaume-Uni et son compte Twitter @EUdelegationUK
–          le site internet du gouvernement britannique sur la future loi d’immigration
–          le portail gouvernemental d’information « Brexit en pratique »
N’hésitez donc pas à rester informés et à diffuser largement l’information autour de vous.
Le Carnet
 
Nous ne pouvons refermer cette Newsletter sans rendre hommage à Antoinette Chambeyron, figure de la communauté française et présidente d’honneur de la Fédération, qui s’est éteinte récemment.
 
Antoinette avait beaucoup œuvré pour la vie de la communauté.
 
C’est une figure importante qui disparait. Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

<< Nov 2020 >>
MTWTFSS
26 27 28 29 30 31 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 1 2 3 4 5 6